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Le Cameroun,est un pays d'Afrique centrale; Ancienne colonie allemande, le territoire a été placé sous la tutelle de la Société des Nations à la fin de la Première Guerre mondiale et confié à l'administration de la France et du Royaume-Uni. L'ancien territoire sous administration française accéda à l’indépendance sous l’appellation de République du Cameroun le 1er janvier 1960. Il est rejoint par une partie du territoire sous administration britannique (Cameroons) en 1961 pour former la République fédérale du Cameroun, qui, le 20 mai 1972, fut renommée République unie du Cameroun, puis République du Cameroun depuis 1984.
Politique
Le Cameroun est une république de type présidentialiste. Le pouvoir exécutif est concentré autour du président et contrôlé par Paul Biya depuis 1982
.
Le pouvoir législatif est en théorie exercé par deux chambres, une Assemblée nationale et un Sénat. Toutefois, le Sénat attend encore d'être mis en place.
Les chefs traditionnelsont conservé un réel pouvoir et sont consultés par les autorités centrales.Il n'est pas rare que les fils des dynasties royales, des lamidos ou de sultans exercent des responsabilités ministérielles à Yaoundé.
Par sa superficie de 475 442 km2 et sa population d'environ 16 380 000 habitants (2005), le Cameroun est un pays moyen en Afrique.

Le pays se situe entre la fin du Sahara au Nord et au tout début de la forêt équatoriale du bassin du Congo au Sud. Tandis que le l'Ouest du pays regorge de nombreux hauts plateaux et constitue ainsi le massif le plus haut de toute l'Afrique de l'Ouest. Le Mont Cameroun culmine à 4 095 mètres et est le deuxième sommet du continent africain. Le côté opposé à l'Ouest, l'Est, est recouvert dans sa très grande majorités d'une forêt tropicale généralement bien conservée jusqu'alors. Enfin, avec plus de 400 km de côtes, on peut y découvrir les cités balnéaires, de Kribi et de Limbé près du Mont Cameroun.
Principaux cours d'eau
la Sanaga 
Sanaga
Bénoué
Wouri
Dibamba
Nyong
Lobé
Mfoundi
Moungo
Nkam
Ndé
Noun
Le relief
Les basses terres: la cuvette de Mamfé (Sud-Ouest), la cuvette de
la Bénoué et la plaine du Nord
Les plateaux: le Sud camerounais, avec une altitude moyenne de 650 m, et l'Adamaoua
-le château d'eau du Cameroun-, situé entre 100 et 200 m.
Les hautes terres de l'Ouest: un bloc du socle soulevé et recouvert
d'épanchements basaltiques, disposé en un arc de cercle appelé
la dorsale camerounaise. Les sommets vont de 1 500 à 400 m. Les massifs
les plus connus sont les monts Mandara (Extrême-Nord), Alantika (Nord),
et les volcans encore en activité d'Oku (Nord-Ouest) et du mont Cameroun
(Sud-Ouest) qui est, à 4 095 m, le point culminant de l'ouest de l'Afrique.
Le Mont Cameroun 
Le climat
Le domaine équatorial, caractérisé par des précipitations
abondantes, des températures élevées et stables et une
végétation se dégradant au fur et à mesure qu'on
s'éloigne de l'équateur. On distingue les plateaux du Centre
et du Sud avec quatre saisons bien tranchées : saison de pluie (de
mars à juin), petite saison sèche (juillet et août), saison
de pluie (de septembre à novembre), grande saison sêche (décembre
à février), et la zone occidentale (Littoral, montagnes du Sud-Ouest
et hauts plateaux de l'Ouest) avec ses pluies surabondantes qui tombent pendant
9 mois d'affilée de mars à novembre.
Le domaine tropical, avec des températures élevées et
des pluies peu abondantes, de type soit soudanien (une saison pluvieuse de
mai à octobre, une saison sèche de novembre à avril),
soit sahélien, marqué par des pluies très irrégulières,
mais absentes de décembre à mars.
Économie
Le Cameroun dispose de nombreux atouts : ressources agricoles (bananes, cacao, café, coton, miel) et forestières, pétrole. Son PIB (environ 10 000 Mds de FCFA au total -pour 2 276 Mds de budget de l'État en 2008 ) représente la moitié de celui de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC), ce qui lui confère une place importante au niveau régional.

De 1965 à 1985, le Cameroun a connu une croissance soutenue et a longtemps été le pays le plus prospère du continent. La situation économique s'est ensuite fortement dégradée jusqu'à la dévaluation, en janvier 1994 du franc CFA. Après une décennie de récession caractérisée par une forte baisse du PIB (-30% entre 1985 et 1993) et une chute de 40% de la consommation par habitant, le Cameroun a renoué avec la croissance économique depuis 1994 et on peut donc espérer une amélioration de sa situation.
En 1995, la population active se répartissait comme suit : 80% dans le secteur primaire, 13% dans le secondaire et seulement 7% dans le tertiaire.
75% de la main-d'œuvre urbaine travaillerait dans le secteur informel (secteur du travail non déclaré et donc en principe à faibles revenus) et 6 ménages sur 10 tireraient au moins une partie de leurs revenus de ce secteur informel. Cette importance du secteur informel aurait tendance à croître de plus en plus depuis la crise économique. Il permettrait de remédier partiellement au problème du chômage (20% de la population en 1995, 30% en 2003).
Ressources naturelles : pétrole, bauxite, fer, bois, houille blanche, cobalt, nickel, manganèse.
Le Cameroun conserve trois atouts : une production alimentaire autosuffisante à 90 %, une industrie du bois performante et une production d'aluminium assise sur d'importantes réserves de bauxite.
Démographie
En 2001, 6 villes dépassaient le seuil des 200 000 habitants : Douala (la capitale économique, 1,5 million d'habitants en 2001), Yaoundé (la capitale politique et siège des institutions, environ 1,25 million d'habitants en 2001), Garoua (environ 357 000 habitants en 2001), Bamenda (environ 316 000 habitants en 2001), Maroua (environ 272 000 habitants en 2001) et Bafoussam (environ 242 000 habitants en 2001).
Douala 
Les provinces les plus densément peuplées (plus de 100 habitants par km²) sont les provinces de l'Ouest, du Littoral, de l'Extrême-Nord et du Nord-Ouest. Par contre, les provinces de l'Adamoua, de l'Est et du Sud sont très faiblement peuplées (moins de 15 habitants par km²).
De nombreuses ethnies peuplent le Cameroun. Ainsi, les Peuls des savanes du Nord, à très grande majorité musulmans, se sont souvent organisés en Lamidats dirigés par un Lamido, l'équivalent d'un chef de village. Leurs constructions sont encore visibles jusqu'à ce jour et leurs coutumes perdurent. Les populations du Centre et du Sud possèdent également leurs coutumes, caractérisées par une très grande diversité linguistique, mais à très grande majorité catholiques. Les habitations des anciens chefs traditionnels ont presque disparu, au profit de constructions modernes, la zone étant la plus développée du pays, mais plusieurs monuments commémoratifs y sont érigés.
Les Bamilékés,utilisent surtout leur dynamisme dans le commerce, où ils excellent.
Les pygmées du Sud, généralement animiste ou païens, vivent dans la forêt. Enfin, les peuples des plateaux de l'Ouest, également chrétiens, regroupent cependant quelques groupes animistes qui pratiquent des religions autochtones telles que le culte du crâne.
Les religions

Le Cameroun, état laïque, regroupe 3 religions principales :
environ 50% de chrétiens :
- les catholiques (35% de la population) réparties en 22 diocèses. Leur plus haut dignitaire est Mgr Tumi, cardinal archevêque de Douala (né en 1931).
- les protestants (15 % de la population) réparti principalement sur le littoral et les provinces anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.
environ 25% de musulmans, concentrés dans l'Adamaoua, le Nord et l'Extrême Nord.
environ 25% d'animistes. Les adeptes des religions traditionnelles sont principalement présent à l'Ouest, au Sud et à l'Est.
La prolifération des sectes ne laisse pas indifférents les hommes des Églises établies. Selon certaines sources du ministère de l'Administration territoriale, seules 80 congrégations, sur la centaine qui fonctionne, ont reçu du gouvernement les autorisations nécessaires.
Réfugiés au Cameroun
En 2007, le Cameroun a hébergé près de 97 400 réfugiés et demandeurs d’asile, dont environ 49 300 provenant de la République Centrafricaine, 41 600 du Tchad et plusieurs milliers du Nigéria, du Rwanda, de la République Démocratique du Congo (Congo-Kinshasa), du Burundi, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée, du Libéria et ainsi que d’autres pays[5]. Une importante proportion d’entre eux vivait dans les provinces de l’Est et de l’Adamaoua. Tel que rapporté dans le World Refugee Survey 2008 du Comité américain pour les réfugiés et les immigrants (U.S. Committee for Refugees and Immigrants), les réfugiés et les demandeurs d’asile ne pouvaient pas travailler légalement en 2007 au Cameroun mais ils étaient libre de voyager dans le pays et de s’établir là où ils le désiraient.
La santé et le développement humain
hôpital central de Yaoundé 
La santé ainsi que le développement humain au Cameroun sont encore très bas. Cependant, de nombreux efforts ont été fournis depuis plusieurs années pour diminuer la pauvreté et garantir un accès équitable aux soins médicaux. Ce qui en résulte est une amélioration progressive du niveau de vie des populations du Cameroun. On remarque aussi une répartition inégale des services médicaux dans le pays, et comme toujours ce sont les zones enclavées du Nord et de l'Est du pays qui en pâtissent le plus.
Éducation et formation académique
Université de Yaoundé 
Le Cameroun compte plusieurs établissements d'enseignement maternel, primaire, secondaire et universitaire. Dans les métropoles que sont Yaoundé et Douala, l'alphabétisation est presque universelle, alors que certaines régions du Cameroun, notamment la zone septentrionale, souffrent encore d'une sous-alphabétisation. Ceci est en majorité dû aux mentalités très anciennes de ces peuples, dans lesquels l'éducation d'une femme était mal vue à l'époque. Cependant, l'émancipation progressive et la sensibilisation des habitants de ces régions permettent de remédier petit à petit à ce phénomène, et on a de plus de en plus d'enfants qui vont à l'école et de nouvelles salles de classe qui ouvrent afin d'accueillir de nouveaux élèves. Ce à moindre frais, de façon à permettre à la grande majorité un accès égal à la connaissance.
Langues
On recense au Cameroun plus de 200 langues, parmi lesquelles on trouve le Bamoun, l'Ewondo, le Douala, le Bassa, le Bakweri, le Bulu, le Peul ou Foufouldé, les langues Bamiléké composées de plusieurs sous ensembles comme le Fe'efe' ou nufi (Bafang), le Ghomala' (Baham, Bandjoun, Batié, Bansoa, Bandenkop), le Medumba (Bangangté), le Yemba (Dschang), le Ngomba'a (Bamesso)... et bien d'autres. Ce qui fait que contrairement à la majorité des pays africains, le Cameroun n'a pas de langue régionale dominante ou commune. Cependant, la jeunesse urbaine a créé une forme d'argot complexe dit camfranglais (mélange de français, d'anglais, de locutions vernaculaires camerounaises et de verlan) qui varie selon les villes. Par ailleurs, il existe un pidjin english (forme de créole anglais) qui sert parfois de lingua franca aux commerçants.
En ce qui concerne les langues officielles, le français (80 % de la population étant francophone) et l'anglais (parlé dans deux subdivisions administratives limitrophes du Nigéria anglophone) sont les deux langues de l'administration, de l'enseignement et des médias. Ce bilinguisme est un héritage de la colonisation et permet au Cameroun de faire à la fois partie du monde francophone et anglophone. Malgré tout, le français est largement avantagé dans l'administration et les médias par le fait de la majorité démographique des francophones. Certains anglophones se plaignent de discrimination à l'égard de leur langue.
Cependant, le bilinguisme est officiellement encouragé par le gouvernement et la plupart des documents publics lus ou écrits le sont dans les deux langues. Par ailleurs, quatre des six universités publiques sont bilingues, une entièrement anglophone (University of Buea) et de nombreux écoles primaires et lycées bilingues existent sur l'ensemble du territoire.
Sports
Les Camerounais adorent le football.
Le Cameroun possède peu d'infrastructures sportives. La plupart des
stades de football ont été construits à la veille de
la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) de 1972, dont le Cameroun était
l'organisateur. Pourtant l'équipe de football du Cameroun, surnommée
les « Lions Indomptables », possède un honorable palmarès
puisqu'elle a été quatre fois vainqueur de la CAN et une fois
champion olympique en 2000 à Sydney.
En 2008, des projets de constructions d'infrastructures sportives ont été lancés par le gouvernement pour pallier ce manque relatif. Il est prévu la construction sur la période 2008-2018 de plusieurs stades, piscines ou palais omnisports à Yaoundé, à Douala, à Bafoussam, Limbé ainsi que dans d'autres villes du pays. Ces travaux sont financés par la république populaire de Chine et contruits par des entreprises chinoises[6].
Tourisme
Le tourisme n'est encore que très peu développé au Cameroun. En 2002, le tourisme représentait 2,5 % du PIB, en 2005, il n'en représente que 1.8 %, soit 25 USD par habitant. Toutefois, le gouvernement a affirmé à plusieurs reprises sa volonté de développer ce secteur.
Récemment, pour pallier la faiblesse du tourisme au Cameroun, le gouvernement a lancé un plan d'aménagement sur le long terme, susceptible de porter la masse de visiteurs au Cameroun de 200 000 personnes actuellement à 500 000 d'ici la fin 2009. Pour cela, le gouvernement a noué des liens de coopération en ouvrant des bureaux touristiques dans les grandes villes européennes telles que Paris, Londres et Madrid. Ces derniers ont pour but de vanter le "produit" Cameroun à l'étranger afin d'inciter des voyageurs à venir.
Ces programmes passent également par la recherche de nouveaux investisseurs. C'est notamment le cas avec la Chine, qui a signé un contrat spécial avec le gouvernement Camerounais afin d'envoyer, et ce dès l'année 2008 quelques 50 000 Chinois par an au Cameroun. La recherche de nouveaux partenaires vise aussi les États-Unis, via un partenariat culturel et des échanges entre les deux pays.
Le Cameroun possède deux sites naturels classés au patrimoine mondial par l'UNESCO : la Réserve de faune du Dja et le parc national de Waza.
Le parc de Waza 
Entre autres sites touristiques, on note :
Le musée national situé dans le centre-ville de Yaoundé
;
Les chefferies traditionnelles à l'ouest :
Le mont Cameroun (4 070 m) au sud-ouest, plus haut sommet du Cameroun et de
l'Afrique de l'ouest ;
Les paysages lunaires des Kapsiki dans le nord.
Les chutes de la Lobé (Kribi) seul fleuve au monde qui se jette à
la mer par une chute (cascade);
Officiellement, le ministère du tourisme recense 120 sites à potentiel touristique, dont une soixantaine en mesure d'accueillir des touristes.
Ce pays est appelé cameroun à cause de l'abondance de crevettes
(camaroes en espagnol) que les explorateurs espagnols ont constaté
en naviguant sur le Wouri. Puis les portugais ont changé camaroes en
camerones d'où le nom Cameroun.
Fêtes et jours fériés
1er janvier Jour de l'an
Variable Fête du Mouton Aussi appelée « Tabaski »
11 février Fête de la Jeunesse
1er mai fête du Travail
20 mai Fête nationale ou de l'unité Ce jour marque la date de
la naissance de la République unie du Cameroun et la fin du système
fédéraliste.
15 août Assomption
25 décembre Fête de Noël
Le Cameroun en chiffres
Indice de développement humain (IDH) : 148e sur 177 en 2003
Évolution de l'IDH sur 25 ans Année 1975 1980 1985 1990 1995
2000 2003 2005
IDH 0,416 0,463 0,505 0,514 0,494 0,500 0,497 0,532
Indicateur de pauvreté humaine (IPH-1) : 47e sur 88 pays en développement (IPH-1 de 30,7 %)
Statistiques issues du CIA World Facts Report :
Extrémités d'altitude : 0 m > + 4 095 m
Taux de croissance de la population : 1,93 % (en 2005 est.)
Taux de migration : 0 (en 2001)
Lignes de téléphone : fixe : 130 700 (en 2006)
Téléphones portables : environ 4 077 000 (en Janvier 2008 (MTN,Orange))
Postes de radio : 2,27 millions (en 1997)
Postes de télévision : 450 000 (en 1997)
Utilisateurs d'Internet : 370 000 (en 2006)
Nombre de fournisseurs d'accès Internet : 69 (en 2008)
Routes : 50 000 km (dont 4 288 km goudronnées) (en 2004)
Voies ferrées : 1 008 km (en 2004)
Voies navigables : 2 090 km
Nombre d'aéroports : 45 (dont 11 avec des pistes goudronnées)
(en 2007)
Le Cameroun a pour codes :
CMR, dans la liste des codes internationaux des plaques minéralogiques;
CM, selon la norme ISO 3166-1 (liste des codes pays), code alpha-2;
CM, selon la liste des codes pays utilisés par l'OTAN, code alpha-2;
CMR, selon la norme ISO 3166-1 (liste des codes pays), code alpha-3;
CMR, selon la liste des codes pays du CIO;
CMR, selon la liste des codes pays utilisés par l'OTAN, code alpha-3;
FK, selon la liste des préfixes des codes OACI des aéroports;
TJ, selon la liste des préfixes OACI d'immatriculation des aéronefs;
.cm, pour les noms de domaines internet;
237 est le code téléphonique international du Cameroun.
